FIP Corse : bon plan ou trop risqué ?

12 juin 2014
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Les FIP (fonds d’investissement de proximité) permettent d’investir dans des sociétés non cotées et de bénéficier de réduction d’impôt.
Si le FIP « classique » permet de bénéficier d’une réduction d’impôt correspondant à 18% de l’investissement (maxi 12.000 € par contribuable), le FIP Corse peut sembler tentant avec sa réduction d’impôt portée à 38% du montant investi, mais qu’en est-il réellement ?

FIP Corse : l’avantage fiscal qui masque le risque ?

Les FIP, on le sait, sont des investissements risqués puisque le capital placé n’est pas garanti à la sortie,
Si certains FIP sont plutôt sûrs de par les PME dans lesquels les fonds sont investis, d’autres sont plus risqués car prenant le pari d’investir dans des secteurs censés croitre fortement. Qui dit risque plus élevé, dit plus forte rentabilité mais aussi plus forte probabilité de perte de tout ou partie du capital investi.

Les FIP Corse n’échappent pas à la règle et sont donc considérés par l’Etat lui même comme étant plus risqués que les FIP classiques puisqu’il a décidé de passer la réduction d’impôt de 18 à 38% de l’investissement.

Il est également important de préciser que, pour les FIP classiques et Corse, il est nécessaire que les fonds récoltés par les gestionnaires soient investis à 60% minimum dans des PME non cotées. Il faudra donc que les gérants s’attachent à faire une sélection de « belles » PME pour que l’investissement soit rentable.
Mais n’oublions pas que les 40% restants sont eux placés sur des fonds plus sûrs, permettant de compenser au moins en partie d’éventuelles pertes liées aux entreprises financées.

On peut donc estimer que 40% du montant investi sera donc toujours disponible, ce à quoi s’ajoute les 38% de la réduction d’impôt. Au final, dans le pire des cas, c’est à dire une perte totale des sommes investies dans les PME corses, on a une perte de 22% de l’investissement. Mais est ce que ce type de cas est vraiment réaliste ? Difficile à croire, ou alors le gérant est extrêmement mauvais.

Au moment de choisir un FIP Corse il faudra également bien regarder les taux de frais d’entrée et de frais annuels, qui peuvent être assez conséquents.

Quoi qu’il en soit, investir dans un FIP Corse ne doit pas être considéré comme un investissement fait uniquement pour bénéficier d’une réduction d’impôt. On peut raisonnablement estimer qu’au moment de la liquidation (entre 7 et 10 ans selon les FIP) un FIP Corse, en prenant en compte la réduction d’impôt et les frais annuels, peut facilement rapporter entre 5 et 10%. Qui plus est, n’oubliez pas que la plus-value réalisée lors de la liquidation de FIP n’est pas imposée (mais reste soumise aux prélèvements sociaux actuellement au taux de 15,5%).

L’AMF, de son coté, précise bien que les FIP sont des placements à risque qui ne devraient pas représenter plus de 5 à 10% de vos actifs financiers, ce qui nous semble être un bon conseil.

One response on “FIP Corse : doit-on s’y intéresser

  1. […] Le FIP Corse : même type de fonds que le FIP Outre-mer mais destiné au financement des PME de l’île de Beauté. La réduction d’impôt associée au fonds est la même que l’équivalent ultramarin. […]

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