Investir dans des FIP et FCPI : c'est risqué mais est ce intéressant ?

8 avril 2014
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Investir dans un FIP, Fonds d’Investissement de Proximité, ou un FCPI, Fonds Commun de Placement dans l’Innovation, présente des avantages fiscaux mais aussi un risque en terme de rentabilité. L’enjeu en vaut-il la chandelle ?

Détails FIP et FCPI

Un FIP est un fonds constitué à 60% minimum de parts sociales de PME non cotées, situées dans 1 à 4 régions qui doivent être limitrophes. Qui plus est, au moment de l’investissement, le chiffre d’affaires des PME concernées doit être de moins de 50 millions d’euros et le nombre de salariés inférieur à 250. De plus, il faut que 20% au moins de l’investissement porte sur des sociétés considérées comme jeunes, c’est à dire ayant moins de 8 ans d’existence.

Le FCPI a moins de limites mais par contre l’activité des sociétés dans lesquelles le fonds va investir doit être innovante / technologique.

On comprend ainsi mieux qu’il existe un risque réel. En effet le risque de défaillance des entreprises jeunes est supérieur à celui d’entreprise ayant déjà de nombreuses années d’expériences et une assise financière certaines. De même, les entreprises spécialisées dans l’innovation sont des entreprises qui ont besoin de beaucoup d’argent pour mettre au moins un produit ou une solution innovante mais rien ne garanti le succès lors de sa mise sur le marché.

Fiscalement FIP et FCPI sont intéressants. En effet, ce type d’investissement permet de bénéficier d’une réduction de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur la fortune.
Ainsi, un investissement dans des PME via un FIP ou un FCPI permet de bénéficier d’une réduction d’impôt correspondant à 18% des versements. La réduction est cependant plafonnée à 2.160 € pour les contribuables célibataires et à 4.320 € pour les contribuables mariés et remplissant une déclaration commune.

De plus, les éventuelles plus values réalisées à l’échéance sont exonérées, en dehors bien évidemment des prélèvements sociaux actuellement au taux de 15,5%.
Les FIP et FCPI ISF permettent quant à eux de bénéficier d’une réduction de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) correspondant à 50% des versements, dans la limite de 18.000 € par foyer fiscal.

Les risques et inconvénients des FIP et FCPI

Sachez tout d’abord que ces investissements vous engagent sur au minimum 5 ans et que ce type de titre est difficilement cessible.
De plus, le risque est très fort. En effet, aucune garantie n’est offerte ce qui signifie que vous pouvez perdre jusqu’à 100% du montant investi. Même si les cas de grosses pertes sont rares ils ont existé, notamment sur des FCPI créés en période d’euphorie technologique.

Si les FIP et FCPI sont de très bons outils pour les sociétés qui bénéficient des fonds, ils représentent des investissements risqués qui doivent être choisis avec la plus grande précaution.
Parmi les critères de choix on trouve notamment le gestionnaire. En effet, certaines sociétés sont spécialisées et n’en sont pas à la gestion de leur premier fond aussi on peut connaitre les performances des précédents fonds qu’elle a administré.
Sachez également que plus le gérant est bien rémunéré plus il s’appliquera à trouver des pépites qui lui rapporteront le plus possible lors de la sortie.

Quoi qu’il en soit il faut bien garder à l’esprit qu’investir dans des FIP et FCPI ne doit pas se faire uniquement pour bénéficier de l’avantage fiscal. De plus, étant donné le risque il est conseillé de n’y investir qu’une petite partie de son épargne disponible.

Enfin, rappelons que pour bénéficier d’une réduction d’impôts en 2014 sur les revenus de 2013 il faut avoir investi dans un FIP ou un FCPI en 2013. De même si vous investissez en 2014, cela viendra en déduction des impôts que vous paierez en 2015 sur vos revenus de 2014.

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